PAS À PAS
UN QUARTIER À LA FOIS
LA MEILLEURE FAÇON DE DÉCOUVRIR LE PATRIMOINE MONTRÉALAIS !

Architectours / saison 2008

Été et automne 2008
Les samedis et les dimanches à 14 h
Du 2 août au 21 septembre

Circuits thématiques pédestres en compagnie d’un guide pour apprécier l’architecture, la diversité de l’art public ou l’histoire urbaine et patrimoniale des quartiers de Montréal.

La fameuse rue Peel
La rue Peel était au 19e siècle un axe majeur du Square Mile. Cette prestigieuse artère s’allongeait vers le sud, jusqu’au canal de Lachine et au cœur industriel de Montréal.
Départ : 14 h angle Sherbrooke et Peel (métro Peel)
Samedi 23 août, dimanche 7 septembre

La Petite Italie et l’Art déco
Comme un aimant, le quartier attire aujourd’hui gourmands et gourmets. Avis aux amateurs d’architecture : la Petite Italie offre aussi une variété impressionnante d’ornementation de style Art déco.
Départ : 14 h angle Jean-Talon et de Chateaubriand (métro Jean-Talon)
Samedi 6 septembre, dimanches 3 août et 21 septembre

Un passé industriel pas si lointain dans Saint-Henri
Cet ancien village de tanneurs, devenu par la suite un centre industriel important, fait aujourd’hui l’objet de transformations majeures. Le sud-ouest de Montréal prend désormais un nouveau visage !
Départ : 14 h angle Saint-Ferdinand et Saint-Jacques (métro Place Saint-Henri)
Samedi 13 septembre, dimanche 17 août

Le carré Saint-Louis : tant et tant d’histoires
Bien des histoires ont eu pour scène le Quartier latin. Et il s’en raconte tout autant sur cet espace vert ceint d’une architecture victorienne, l’un des seuls vrais squares résidentiels à Montréal !
Départ : 14 h angle Laval et du Square-Saint-Louis (métro Sherbrooke)
Samedi 9 août, dimanche 31 août

Des églises étonnantes dans Hochelaga-Maisonneuve
Dans ces modestes quartiers ouvriers se côtoient un nombre impressionnant d’églises à l’architecture imposante et à l’ornementation inusitée.
Départ : 14 h angle Ontario et Préfontaine (métro Préfontaine, sortie Hochelaga-sud)
Samedi 30 août, dimanche 10 août

Un quartier entre deux rives : Pointe-Saint-Charles
Étalés entre le fleuve et le canal de Lachine, plus de trois siècles d’histoire se lisent dans son architecture, des origines de Montréal à la prodigieuse vitalité de ses activités industrielles.
Départ : 14 h angle Charlevoix et Centre (métro Charlevoix)
Samedi 16 août, dimanche 14 septembre

Au parc La Fontaine
Une promenade s’impose pour repérer dans ce vaste espace vert et en son pourtour des œuvres d’art et une architecture de toutes époques. Des témoins insoupçonnés de l’histoire de Montréal.
Départ : 14 h angle Cherrier et Berri (métro Sherbrooke)
Samedis 2 août et 20 septembre, dimanche 24 août

Informations pratiques
Durée : deux heures
Réservation non requise
Billetterie : aux points de départ, 15 minutes avant l’heure prévue
Tarifs :

Membres d’Héritage Montréal 10 $
Adultes 14 $
Étudiants et aînés (65 ans et plus) 12 $

Dépliant Architectours 2008

Visites gratuites à venir

Journées de la Culture
Opération patrimoine architectural de Montréal

Samedi, 27 septembre 2008 à 12 h et à 15 h
Les belles montréalaises de Rosemont Petite-Patrie
Also offered in English

Visites de groupes

Sur demande, Héritage Montréal organise des visites découvertes pour des groupes organisés.

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Visites virtuelles


Rénovez en tout confiance !
Offrez-vous les cours d’Héritage Montréal

QUEL QUE SOIT L’ÂGE ET LA PERSONNALITÉ ARCHITECTURALE DE VOTRE MAISON.

Automne 2008, à Sainte-Geneviève

Collège Gérald-Godin, Ateliers grand public
Série de sept cours thématiques
Les jeudis soirs, du 9 octobre au 20 novembre
De 19 h 00 à 22 h
Coût : 299 $
Date limite d’inscription : 3 octobre
Minimum de participants : 30

Printemps 2009, à Montréal

Dates et lieux à venir

Renseignements et inscription

Communiquez avec Amélie Renouf, Héritage Montréal
Téléphone : (514) 286-2662
Courriel : communications@heritagemontreal.qc.ca

Rejoignez les adeptes d’une rénovation de qualité !

Vous êtes propriétaire d’une maison ou sur le point de le devenir? Quel que soit son âge et sa personnalité architecturale, saisissez l’occasion de suivre les réputés Cours de rénovation d’Héritage Montréal.

Grâce à des professionnels de l’habitation, comme des architectes et des ingénieurs, vous apprendrez comment choisir les meilleures pratiques d’entretien, de rénovation ou de restauration. Mieux informé, vous partirez plus confiant avant d’investir dans vos travaux.

Les cours d’Héritage Montréal sont appréciés depuis 1981 par des milliers de propriétaires. Comme eux, venez combler vos besoins d’information sur des problèmes courants, les causes et solutions propres aux diverses composantes d’un bâtiment, tout en respectant ses caractéristiques architecturales. Contribuez ainsi au charme de votre quartier en préservant la beauté du paysage bâti !

La série de cours thématiques vous doteront d’outils vous permettant d’inspecter, réparer, entretenir ou rénover.

L’architecture des habitations montréalaises à travers son histoire
Comment évaluer la valeur patrimoniale d’une maison et considérer les enjeux de son entretien.

Évolution des formes des habitations et des techniques de construction : inspection générale d’une maison
Portez un regard différent sur une maison et ses problèmes courants.

Gérer un projet de rénovation
Comment préparer ses projets de rénovation, s’entourer de ressources adéquates et administrer les étapes de réalisation.

Fondations et structure
Quels sont les problèmes fréquents rencontrés, en comprendre les causes et identifier les solutions ?

Murs extérieurs, toiture et isolation
Comment veiller à l’entretien ou à la rénovation des murs extérieurs et de la toiture. Quels sont les principes dynamiques de l’isolation et les solutions aux problèmes courants ?

Portes, fenêtres et boiseries extérieures
Comment entretenir ou rénover ces composantes architecturales pour mieux faire ressortir leur valeur patrimoniale.

Les systèmes mécaniques et électriques d’une maison
Découvrir le fonctionnement des systèmes de chauffage, de ventilation, de plomberie et d’électricité.


Mont-Jésus-Marie
1420, boulevard Mont-Royal, Outremont

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La valeur architecturale

La maison mère des sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie a été construite à Outremont, sur le flanc nord du mont Royal, entre 1923 et 1925, selon les plans des architectes Viau et Venne. L’édifice en brique de sept étages correspond au style Renaissance italienne. Son plan hexagonal inclut deux cours intérieures séparées par une aile centrale où se trouve, à l’étage, une remarquable chapelle dont l’architecture et le décor s’inspirent de la basilique Sainte-Marie Majeure à Rome.

La valeur paysagère

La maison mère est érigée dans le même esprit qui prévalait chez les diverses institutions et communautés religieuses qui ont choisi de s’implanter sur les flancs du mont Royal depuis le 19e siècle. Plus particulièrement, la construction fait partie d’un vaste ensemble de bâtiments et domaines institutionnels qui relient la montagne et le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, comprenant plusieurs édifices construits par les sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie. Il s’agit du pensionnat Saint-Nom-de-Marie, sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, de l’école de musique Vincent-d’Indy (aujourd’hui faculté de musique de l’Université de Montréal) et du collège Jésus-Marie (aujourd’hui pavillon Marie-Victorin de l’Université de Montréal). À ces bâtiments institutionnels s’ajoutent l’église, le presbytère et l’école Saint-Germain.

La valeur historique

La maison mère des sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie est un témoin du développement institutionnel à Outremont au début du 20e siècle. Par sa dimension, elle rappelle également la responsabilité qu’avaient les communautés religieuses, avant les années 1960, de dispenser les services éducatifs au Québec. La communauté des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie poursuit cette mission dans le secteur privé. D’ailleurs, la maison mère a servi d’école primaire de 1925 à 2006 sous le nom de Mont Jésus-Marie. L’établissement occupe aujourd’hui une partie du site du monastère Saint-Albert-le-Grand, dans le quartier voisin de Côte-des-Neiges.

La menace

Le retour de la communauté aux lieux de sa fondation, sur la Rive-Sud, avait suscité des inquiétudes quant à l’avenir de cet édifice patrimonial. Son acquisition par l’Université de Montréal en 2005 semblait toutefois porteuse des meilleurs espoirs pour un usage adéquat dans le cadre d’une planification d’ensemble du flanc nord de la montagne. Cependant, l’université a décidé de revendre le bâtiment après avoir constaté l’inexactitude de son évaluation des coûts d’adaptation aux besoins universitaires. Cette situation soulève de nouveau la question de la conservation de l’édifice et de son site, tout comme celle de leur appartenance, avec la faculté de musique voisine, à un ensemble architectural et paysager d’intérêt dans le site protégé du mont Royal.

Les actions de Héritage Montréal

Héritage Montréal a porté attention au dossier depuis l’expression des intentions de la communauté des sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie de déménager. Nous avons rencontré les religieuses et les responsables de l’appel d’offres en 2002, puis été en contact avec l’Université de Montréal après son acquisition du bâtiment en 2005, de même qu’avec les autorités et les parties intéressées depuis. Nous avons exprimé notre grande préoccupation quant à la conservation de la chapelle et des éléments significatifs de l’architecture intérieure et extérieure du bâtiment, tout comme le besoin d’une sensibilisation à l’importance de sa présence dans le paysage du mont Royal, ainsi qu’à son appartenance à un ensemble architectural d’intérêt public sur le flanc nord de la montagne, avec la faculté de musique qui offre un parcours panoramique d’intérêt.


970, boulevard René-Lévesque Est

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La valeur architecturale

Grand ensemble conventuel, l’Institut des sœurs de Miséricorde a une forme classique pour ce type de bâtiment, soit un corps central logeant la chapelle, auquel se rattachent plusieurs ailes. Les premières constructions de l’Institut ont été érigées entre 1853 et 1884. Au fil du temps, d’autres ailes et pavillons s’y sont greffés créant un ensemble qui réunit harmonieusement des édifices de différents styles, depuis l’architecture néo-classique de la partie d’origine au modernisme des ailes des années 1940.

La valeur paysagère

L’Institut occupe une place importante dans le paysage bâti de la rue de La Gauchetière et du boulevard René-Lévesque, notamment à cause de la forte présence de son architecture institutionnelle et des cours flanquant la chapelle avec leurs grands arbres. Par ailleurs, ce complexe hospitalier fait partie d’un ensemble institutionnel qui comprend l’ancienne école des Hautes Études Commerciales (actuel édifice Gilles-Hocquart de Bibliothèque et Archives nationales du Québec), face au square, ainsi que l’ancienne gare-hôtel Viger, l’ancienne maison Masson (aujourd’hui Maison du Père) et l’ancienne Académie Marchand, appartenant aujourd’hui à l’UQÀM.

La valeur historique

L’Institut des sœurs de Miséricorde rappelle l’incontournable présence des communautés religieuses dans la vie montréalaise au 19e siècle. Les services de santé et les services sociaux étaient surtout prodigués par les communautés religieuses catholiques à l’époque. La qualité et la taille de cet ensemble conventuel démontrent l’importance accordée à ces institutions religieuses ainsi que la nécessité de leurs services auprès de la population. Implanté entre le Quartier latin et les faubourgs ouvriers, cet établissement assumait la prise en charge de personnes jugées très sévèrement et marginalisées par la société : les mères célibataires et leurs enfants. L’hôpital public qui a été adjoint à l’Institut des sœurs de Miséricorde comptait parmi les maternités les plus réputées de Montréal au 20e siècle et a été associé à de nombreuses personnalités de la ville.

La menace

Le centre hospitalier de soins de longue durée Jacques-Viger, qui occupe le bâtiment depuis plusieurs décennies, procède actuellement à une réduction et une relocalisation de ses activités. On envisage la fermeture du centre depuis que des problèmes techniques touchant la maçonnerie de certaines sections du complexe d’hébergement ont été détectés. Déjà, les occupants de trois des six pavillons doivent quitter les lieux compte tenu des problèmes de structure.

Les actions de Héritage Montréal

Héritage Montréal a pris contact avec les autorités du réseau de la santé à Montréal, la Ville de Montréal et l’arrondissement de Ville-Marie pour les sensibiliser au besoin impératif de donner une vocation d’avenir à ce complexe patrimonial. Nous avons souligné notamment que le projet du CHUM offre un potentiel inespéré, compte tenu de ses besoins d’espace dans le secteur.


1435-59, rue de Bleury

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La valeur architecturale

Ce bâtiment commercial d’influence néo-classique a été construit en 1918 selon les plans de l’architecte Charles R. Tetley, formé en Angleterre et conseiller architectural des villes de Westmount et d’Outremont durant de nombreuses années. Sa façade de onze étages reprend une composition classique tripartite avec une base, un corps et un couronnement, constitué dans ce cas d’une colonnade en calcaire. À la fin des années 1950, la façade des trois premiers étages a été modifiée pour intégrer un petit bâtiment voisin, formant le basilaire en mur rideau et marbre vert antique actuel. Les autres étages ont conservé leur architecture d’origine, tout comme les murs latéraux de style fonctionnaliste. Comme de nombreux édifices commerciaux et industriels construits à l’époque dans ce secteur très actif du centre-ville, le Wilder a une charpente en béton armé, matériau de choix pour des bâtiments qui devaient accueillir des machines lourdes.

La valeur paysagère

Face au remarquable cinéma Impérial, construit en 1916, désigné monument historique par le gouvernement du Québec en 2001 et restauré en 2004, le Wilder fait partie du paysage urbain de la rue de Bleury, une des rares voies de communication directe entre les deux territoires emblématiques que sont le Vieux-Montréal et le mont Royal. Son couronnement à colonnade constitue un repère visuel intéressant dans la perspective de la rue de Bleury, en contrebas de la rue Sherbrooke.

La valeur historique

L’édifice porte le nom de son premier propriétaire, le fabricant et commerçant de meubles montréalais H. A. Wilder, dont les compagnies successives ont joué un rôle important dans le développement de ce qui porte aujourd’hui le nom d’îlot Balmoral. Le Wilder appartient à un ensemble d’édifices commerciaux et industriels construits dans les années 1910 et 1920 autour de l’église Saint-Patrick (secteur Paper Hill), près du carrefour des rues Sainte-Catherine et de Bleury et autour de l’église St. James United (quartier de la fourrure). Ces bâtiments témoignent de la mutation du centre-ville de Montréal à l’époque de la Première Guerre mondiale, qui s’imposa une certaine austérité, ce qu’illustre bien l’architecture de cet édifice.

La menace

Depuis quelques années, l’édifice Wilder appartient à la Société immobilière du Québec, une agence du gouvernement provincial, qui l’a privé de ses occupants et de maintien, ce qui a entraîné sa dégradation, notamment à l’intérieur. Le Wilder n’a toutefois pas perdu de son intérêt en tant que partie du paysage urbain de la rue de Bleury, face au cinéma Impérial, ni comme ressource importante pour accueillir des ateliers et organismes artistiques dans le cadre du projet du Quartier des spectacles. L’absence d’engagement ferme du gouvernement du Québec à assurer sa conservation et sa reconversion à des fins culturelles et l’emmaillotage récent du mur arrière contribuent à créer un climat d’incertitude quant au sort du Wilder. On craint sa démolition pour faire place à des projets d’équipements artistiques, en contradiction avec les principes de développement durable promus par le gouvernement du Québec.

Les actions de Héritage Montréal

Insistant sur la nécessité que le gouvernement du Québec fasse preuve de cohérence en matière de patrimoine et de développement durable, Héritage Montréal a communiqué sa préoccupation quant au sort du Wilder directement aux autorités du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, responsable de coordonner les actions du gouvernement dans la création du Quartier des spectacles et le redéploiement d’organismes culturels aux abords de la Place des Arts. D’autre part, nous sommes intervenus en séance publique de consultation, tenue par l’arrondissement Ville-Marie au sujet du programme particulier d’urbanisme (PPU) du Quartier des spectacles, pour insister pour que le Wilder soit reconnu comme un édifice patrimonial à protéger, comme ce fut le cas pour plusieurs autres bâtiments de cet îlot dont l’édifice Blumenthal qui logera une maison du jazz.


990, boulevard de Maisonneuve Ouest

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La valeur architecturale

Le bâtiment actuel du restaurant Ben’s a été construit en 1950, selon les plans de l’architecte Charles Davis Goodman, également concepteur de l’Hôpital juif de Montréal et de l’ancien Hôtel Laurentien, démoli dans les années 1980. Son architecture s’apparente au style Streamline Modern, avec ces formes arrondies inspirées de l’aérodynamisme des moyens de transport de l’époque, comme en témoignent les courbes du coin de l’édifice et des fenêtres disposées en bandes horizontales ainsi que les vitrines serties dans un cadre en acier inoxydable. Le décor de la salle à manger a conservé une remarquable intégrité, avec les motifs de son plancher en terrazzo, le revêtement mural en stratifié au motif d’époque, le plafond et son éclairage indirect, le mur des célébrités, le mobilier et le long comptoir qui rappellent les restaurants diners si présents dans la culture nord-américaine de l’après-guerre.

La valeur historique

Fondé en 1908 par la famille Kravitz, récemment immigrée de Lituanie, le restaurant Ben’s témoigne éloquemment de l’apport majeur et très diversifié des immigrants juifs d’Europe de l’Est à l’identité et à la culture montréalaise. Sa recette de smoked meat, tout comme son décor de diner américain, lui aura valu une réputation internationale, soulignée par les guides touristiques et la National Geographic Society, ainsi que par la visite de nombreuses personnalités artistiques et politiques. Ouvert la nuit, ce restaurant était associé à la vie nocturne de la métropole, accueillant artistes, travailleurs du centre-ville, sportifs et étudiants en fin de session ! Des clients de toutes cultures et tous statuts sociaux s’y côtoyaient.

La menace

Le développement immobilier exerçait depuis plusieurs années des pressions sur cette institution commerciale du centre-ville, mais c’est plutôt une grève des employés, en 2006, qui amène la famille fondatrice à décider de la fermeture définitive de son restaurant. En mai 2007, la corporation immobilière SIDEV achète le bâtiment en exprimant son intention de construire un hôtel-boutique sur ce site, qui devrait être bientôt enclavé par un projet de tour de bureaux. La reconversion de l’ancien restaurant ne fait pas partie de ses intentions et une demande de démolition a été déposée à l’arrondissement Ville-Marie en février 2008.

Les actions de Héritage Montréal

Déjà en juin 1987, Héritage Montréal avait demandé à la Ville de Montréal de citer le restaurant Ben’s comme monument historique en vertu de la Loi sur les biens culturels. Cette demande étant restée lettre morte, Héritage Montréal s’est adressé de nouveau aux autorités municipales en juin 2007, afin qu’elles reconnaissent sa valeur patrimoniale. L’organisme a aussi fait des démarches auprès du maire de l’arrondissement Ville-Marie, Benoît Labonté, pour qu’il n’accorde pas de permis de démolition, mais s’engage plutôt à ce que son administration élabore avec le promoteur SIDEV un projet qui intègrerait notamment le décor de la salle à manger et les éléments caractéristiques du style architectural Streamline. Héritage Montréal collabore également avec l’Association Art Déco Montréal, qui a entrepris des démarches auprès du gouvernement du Québec.

(fichier pdf)

Communiqué
Pour diffusion immédiate

Accédez à plus de 6 000 images très peu connues, à des
vidéos de parcours inédits et à des jeux interactifs
destinés aux jeunes et aux enseignants sur
memorablemontreal.com

Montréal, le 23 mai 2008 – C’est parti! Grâce à Héritage Montréal et à son site Internet memorablemontreal.com, découvrez à votre rythme, l’architecture étonnante d’un bâtiment, la fabuleuse histoire d’un parc ou d’un square et la diversité de l’art public d’une ville en constante évolution.

Mettez le nez dehors ! Faites votre propre parcours. Des plaisirs urbains vous attendent grâce à la magie virtuelle des nouveaux quartiers : Centre-ville, Hochelaga-Maisonneuve, Vieux Sainte-Anne-de-Bellevue, Pointe-Saint-Charles, Sault-au-Récollet, Côte-des-Neiges, Quartier Latin, Vieux-Lachine, Petite-Patrie, Saint-Henri et retrouvez ceux de la Petite-Italie, du Square Mile et de La Fontaine.

« Le gouvernement du Canada est fier de participer à des projets comme Montréal en quartiers, qui contribuent à faire connaître au reste du monde notre créativité, notre culture et notre histoire, a précisé la ministre du Patrimoine canadien, de la Condition féminine et des Langues officielles, l’honorable Josée Verner. Ce partenariat avec la Fondation Héritage Montréal nous aide à mettre en valeur la richesse de la culture et du patrimoine montréalais, en plus de contribuer à la mise en œuvre du plan d’action Montréal métropole culturelle. »

Pour sa part, monsieur Robert Turgeon, Président du Conseil d’administration d’Héritage Montréal, a déclaré « Le patrimoine bâti et les lieux publics sont au cœur de ce que nous avons appelé l’ADN de Montréal. Héritage Montréal est une partie intégrante de l’ADN de la métropole, forte de son expérience du patrimoine bâti et de la mémoire des quartiers montréalais. Grâce à notre site Internet, nous souhaitons développer chez les citoyens un sentiment de fierté et d’appartenance à leur environnement et qu’ils deviennent des acteurs importants de la protection et de la promotion de leur quartier ».

« Après l’annonce au début de cette semaine, d’un tout nouveau programme de subvention à la rénovation de bâtiments patrimoniaux, voici qu’Héritage Montréal dévoile un autre moyen de mettre en valeur le patrimoine de notre ville. Les 10 nouveaux quartiers virtuels qui s’ajoutent sur le site Internet d’Héritage Montréal viennent compléter les précieux outils pour continuer à faire connaître le patrimoine architectural de Montréal », de déclarer madame Catherine Sévigny, conseillère associée à la culture et au centre-ville, Ville de Montréal.
Depuis octobre 2007, Héritage Montréal est heureux de contribuer à faire de Montréal, la première destination urbaine du programme mondial de Géotourisme et Tourisme durable, de la National Geographic Society.

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Héritage Montréal

Fondé en 1975, Héritage Montréal œuvre à promouvoir et à protéger le patrimoine architectural, historique, naturel et culturel du Grand Montréal. Au cœur d’un vaste réseau de partenaires, Héritage Montréal, un organisme privé sans but lucratif, agit par l’éducation et la représentation pour faire connaître, mettre en valeur et préserver l’identité et les spécificités de Montréal.

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Renseignements et entrevues :

Huguette Marcotte Communications
Huguette Marcotte, 514 951-0288
Pierre Chaurest, 514 290-3148, 450 434-2352

Source :
Manon Lapointe, Directrice des programmes
Héritage Montréal
Tél. : (514) 286-2662, poste 23

Ce projet a pu être réalisé, en partie, grâce au Programme de culture canadienne en ligne du ministère du Patrimoine canadien.

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Ce projet bénéficie du soutien financier du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et de la Ville de Montréal dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal.

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Pour diffusion immédiate

Montréal, le 18 octobre 2007 – Héritage Montréal est heureux et fier de participer avec Tourisme Montréal et le Centre mondial d’Excellence sur les Destinations (CED) et M. John Frances, Vice-président de la National Geographic Society, à la signature de la Charte du géotourisme pour Montréal en présence du Maire de Montréal.

«Nous nous félicitons de voir l’appui que cette initiative conjointe d’Héritage Montréal et de Tourisme Montréal a reçu, d’abord des acteurs montréalais du patrimoine et du tourisme puis, bien entendu, de la réputée National Geographic Society qui reconnaît ainsi Montréal comme première destination urbaine de son programme mondial de géotourisme et de tourisme durable», a affirmé Robert Turgeon, président d’Héritage Montréal. «Voilà un acte majeur de reconnaissance pour Montréal et ses bâtisseurs ainsi que pour l’apport véritable des organismes de protection à la valorisation de ce patrimoine unique et distinctif.»

Fort de son expertise du patrimoine bâti et de la mémoire des quartiers montréalais, Héritage Montréal participera à la mise en œuvre de cette entente de partenariat et des principes de la Charte en documentant et en valorisant les attraits et les parcours patrimoniaux ; par exemple, dans les quartiers du Centre-ville, du Plateau Mont-Royal ou des abords du Canal de Lachine. De plus, Héritage Montréal mettra en ligne, au printemps 2008, la phase 2 de sa nouvelle plateforme multimédia intitulée « Montréal en quartiers », laquelle permet de faire découvrir nombre d’emblèmes du patrimoine des quartiers montréalais.

Héritage Montréal est un organisme sans but lucratif qui œuvre depuis 1975 à promouvoir et à protéger le patrimoine architectural, historique et paysager de Montréal, de ses quartiers et de ses communautés. Grâce à son expertise indépendante alimentée par son réseau local, national et international, ses programmes éducatifs, ses actions de représentation et ses partenariats stratégiques, l’organisme contribue à améliorer la qualité de la ville et à faire connaître, mettre en valeur et préserver l’identité et les spécificités de la métropole.

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Information presse :
Dinu Bumbaru, directeur des politiques
Manon Lapointe, directrice à l’éducation
(514) 286-2662

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Pour diffusion immédiate

Montréal, le jeudi 12 juillet 2007 – C’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’Héritage Montréal annonce, en collaboration avec le Réseau Patrimoine Montréal et ses partenaires, que son Calendrier du patrimoine de Montréal prend un virage numérique. Toujours très attendu lorsqu’arrive la saison estivale, le Calendrier du patrimoine de Montréal sera plus que jamais accessible et flexible. Le nouveau processus de mise à jour trimestrielle de son contenu informatif rend dorénavant cet outil disponible à l’année longue via le calendrierdupatrimoinedemontreal.com. Par le passé limitée à ses 75 000 copies imprimées, sa distribution s’ouvre dès aujourd’hui dans un mode interactif à toutes les personnes qui ont un accès à l’Internet.

Visites, animations, conférences, concerts, danses et musiques traditionnelles, une multitude de manifestations permettent aux montréalais comme aux touristes de découvrir le patrimoine des quartiers de la métropole et de ses environs. Outil indispensable, le Calendrier du patrimoine de Montréal reflète le dynamisme et la diversité du réseau des organismes en patrimoine. C’est une référence incontournable pour planifier ses sorties ! Au démarrage, le Calendrier du patrimoine de Montréal compte plus de deux cents rendez-vous offerts par plus d’une soixantaine d’organismes.

« À l’ère des nouvelles technologies et du développement durable, cette toute première édition numérique du Calendrier du patrimoine de Montréal est très certainement une valeur ajoutée à cet outil conçu pour allier plaisir de vivre et découverte culturelle. Cette nouvelle formule électronique est une invitation à consulter régulièrement l’éventail extraordinaire des possibilités de mise en valeur de notre patrimoine. Le grand public pourra plus que jamais mieux comprendre et apprécier l’héritage historique, architectural, archéologique, écologique ou paysager du Grand Montréal», souligne Robert Turgeon, président d’Héritage Montréal.

Le développement électronique du Calendrier du patrimoine de Montréal a pu être réalisé grâce au Programme de soutien à la diffusion du patrimoine montréalais qui s’inscrit dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal intervenue entre le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec et la Ville de Montréal. Ce projet est le fruit d’un partenariat entre Héritage Montréal, la Société du patrimoine d’expression du Québec et l’Association québécoise pour le patrimoine industriel, au nom du Réseau Patrimoine Montréal. D’autres partenaires comme Tourisme Montréal, Tourisme Québec, ainsi que plus d’une soixantaine d’organismes contribuent à la réalisation de cet outil aussi unique que nécessaire.

Depuis 1975, Héritage Montréal œuvre par l’éducation et la représentation à faire connaître, valoriser et protéger le patrimoine architectural, historique, archéologique, paysager et naturel qui contribue à la qualité et à la personnalité unique de notre métropole.

Le Réseau Patrimoine Montréal regroupe près de 200 organismes qui œuvrent à la conservation et la mise en valeur du patrimoine du Grand Montréal.

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Source : Héritage Montréal

Information : Manon Lapointe, directrice à l’éducation, Tél. : (514) 286-2662

Le président d’Héritage Montréal, monsieur Robert Turgeon, est disponible pour des entrevues.

Site Internet : www.heritagemontreal.org

(Fiche d’inscription)

Rejoignez les adeptes d’une rénovation de qualité !

Vous êtes propriétaire d’une maison ou sur le point de le devenir? Quel que soit son âge et sa personnalité architecturale, saisissez l’occasion de suivre les réputés Cours de rénovation d’Héritage Montréal.

Printemps 2008, à Montréal

Série de sept cours thématiques
Du 1er avril au 13 mai
Les mardis de 18 h 30 à 21 h
Coût : 299 $
Date limite d’inscription : 24 mars
Au Collège de Maisonneuve
The courses are also available in English every Wednesdays from March 26 to May 7, at Dawson College (Registration Form)

Renseignements et inscription

Communiquez avec Héritage Montréal
Téléphone : (514) 286-2662
Courriel : projet@heritagemontreal.qc.ca

Programmation

L’architecture des habitations montréalaises à travers son histoire
Comment évaluer la valeur patrimoniale d’une maison et considérer les enjeux de son entretien.

Évolution des formes des habitations et des techniques de construction : inspection générale d’une maison
Portez un regard différent sur une maison et ses problèmes courants.

Gérer un projet de rénovation
Comment préparer ses projets de rénovation, s’entourer de ressources adéquates et administrer les étapes de réalisation.

Fondations et structure
Quels sont les problèmes fréquents rencontrés, en comprendre les causes et identifier les solutions ?

Murs extérieurs, toiture et isolation
Comment veiller à l’entretien ou à la rénovation des murs extérieurs et de la toiture. Quels sont les principes dynamiques de l’isolation et les solutions aux problèmes courants ?

Portes, fenêtres et boiseries extérieures
Comment entretenir ou rénover ces composantes architecturales pour mieux faire ressortir leur valeur patrimoniale.

Les systèmes mécaniques et électriques d’une maison
Découvrir le fonctionnement des systèmes de chauffage, de ventilation, de plomberie et d’électricité.

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Pour diffusion immédiate

Montréal, le 15 janvier 2007 – Héritage Montréal accueille avec grand intérêt l’annonce faite aujourd’hui par la haute direction d’Alcan d’agrandir son siège social au cœur de Montréal en intégrant les bâtiments de l’Armée du Salut dont l’édifice patrimonial de la Citadelle, une ancienne église Emmanuel Congrégational érigée en 1906.

Présents lors de cette annonce, les représentants de l’organisme ont particulièrement apprécié l’hommage rendu à l’ancien président d’Alcan, M. David Culver, qui avait mené à terme le projet de la Maison Alcan inaugurée en 1983. Près de 25 ans plus tard, cette réalisation demeure tout aussi exemplaire tant elle a su réconcilier les ambitions du monde des affaires aux préoccupations patrimoniales et urbanistiques de la métropole. Ce projet avait alors marqué un tournant important au plan architectural en intégrant les grandes demeures de la rue Sherbrooke dans un complexe plus vaste en lien avec la vocation d’un siège social. La restauration de certains intérieurs et la création d’un espace public ont également contribué à la mise en valeur d’Alcan en tant que grande institution internationale enracinée à Montréal.

Le projet d’expansion de la Maison Alcan comportera l’intégration d’un édifice patrimonial dont l’architecture intérieure est de grande qualité. Son site est entièrement inclus dans l’aire de protection du Club Mont-Royal, classé monument historique, et sera donc assujetti aux exigences du ministère de la Culture et des Communications. Cependant, au-delà de ce régime de règles en vigueur, Héritage Montréal souhaite que dans son développement futur, Alcan fasse preuve de la même sensibilité à la préservation du patrimoine et que se perpétue cette tradition d’excellence en matière d’architecture et d’intégration au milieu urbain, qui avait fait de la Maison Alcan une référence exemplaire. En saluant la décision d’Alcan, Héritage Montréal espère donc que ce modèle en inspirera d’autres et offre toute sa collaboration à cet effet.

Depuis 30 ans, Héritage Montréal est un organisme à but non lucratif dont la mission est la promotion et la protection du patrimoine architectural, historique, naturel et culturel du Grand Montréal, de ses quartiers et de ses communautés. Au cœur d’un vaste réseau d’organismes, Héritage Montréal agit par l’éducation, la sensibilisation et la représentation pour faire connaître, mettre en valeur et préserver l’identité et les spécificités de la métropole.

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Information : Nathalie Zinger
Téléphone : (514) 286-2662

et projet de règlement en autorisant l’implantation dans le quadrilatère Saint-Denis / Saint-Antoine / Sanguinet-Sainte-Élizabeth / René-Lévesque

Notes pour une présentation aux audiences de l’Office de consultation publique de Montréal sur le 12 décembre 2006 (fichier pdf).

En général, Héritage Montréal accueille favorablement le projet d’implanter le CHUM au centre-ville car il permet d’envisager la guérison de la plaie urbaine que constitue l’autoroute Ville-Marie et ses accès. Par contre, le projet présenté aux consultations publiques accentuerait cet obstacle par une construction trop massive aux abords du Vieux Montréal, par la banalisation de la rue Saint-Denis dont les principaux éléments du patrimoine bâti, en particulier l’église Holy Trinity ou Saint-Sauveur datant de 1865 et les maisons en pierre grise voisine, seraient démolis et par l’obstruction de l’historique rue de La Gauchetière. Le design doit être revu substantiellement en permettant à l’administration du CHUM de développer son programme sur un site élargi. Des propositions concrètes sont avancées afin d’aider le CHUM, et les architectes qu’elle vient d’engager, à élaborer avec les professionnels des autorités municipales, un projet architectural exemplaire tant en matière de santé, de recherche et d’enseignement que de respect du patrimoine et du paysage urbain.

Les rapports des consultations et des ateliers thématiques sont disponibles sur le site de l’Office de consultation publique de Montréal.

(Sommaire des prix Orange et Citron de Sauvons Montréal pour 2006 )

Pour diffusion immédiate

Montréal, le 15 décembre 2006 – Ce matin, Sauvons Montréal dévoile sa récolte 2006 de Prix Orange et Citron, 32 ans après l’attribution du premier Prix Citron à l’Institut de Tourisme et d’Hôtellerie face au square Saint-Louis. Les Prix Orange remontent à 1982 et le jury 2006 est bien heureux de constater que cet agrume est bien présent dans la récolte de cette année.

Alors que nous sommes réunis dans cette ancienne église St. Thomas Aquinas devenue Saint-Henri, aujourd’hui reconvertie avec talent en hôtel de ventes, la présidente du Conseil du trésor et la ministre de la Culture, Mmes Monique Jérôme-Forget et Line Beauchamp, font une annonce sur le mythique projet de la Salle de l’OSM dont on se rappellera qu’il remonte à 1984 soit 10 ans après le premier Prix Citron. Pour une organisation citoyenne comme Sauvons Montréal, il est Intéressant de saisir l’occasion de ces prix pour mettre ainsi l’actualité en perspective. Et en matière d’interventions sur la ville, cela est d’autant plus important que ces interventions – lorsqu’elles se matérialisent ce que l’on espère voir un jour se produire avec la Salle de l’OSM – marquent la ville pour longtemps amenant une exigence de pertinence, de qualité et de durabilité que n’ont pas toujours les discours et les annonces.

L’année 2006 aura été marquée par plusieurs événements et par l’espoir d’une mise en œuvre véritable et convaincante d’outils novateurs et prometteurs comme la Politique du patrimoine (Prix Orange 2005) ou le travail de la Table de concertation du Mont-Royal pour l’établissement d’un vrai régime de protection et de mise en valeur de la montagne. Parmi les événements les plus étonnants de l’année figure la déclaration de Montréal ville de design UNESCO » quant le directeur général de cette agence de l’ONU nous a personnellement béni de sa présence pour remettre ce titre prestigieux mais aussi, ne l’oublions pas, exigeant. Cette préoccupation pour le design amène le jury à dénoncer deux tentations faciles qui commencent à coûter à Montréal et ses quartiers, une partie croissante de leur qualité urbain.

1. La tentation de revenir à une époque malheureuse où la conservation du patrimoine architectural se réduisait à des compromis décoratifs, plutôt pathétiques comme le façadisme, le cornichisme et d’autres formes de fragmentisme;

2. La tentation des institutions publiques de justifier par leurs ambitions, une insensibilité au paysage et à l’environnement urbains diurnes et nocturnes, en concevant leur projet sans grand souci pour la capacité du milieu où ils s’insèrent;

3. La tentation de projets publics de remplacer une intelligence environnementale authentique par un pointage d’indulgence environnementale LEED qui sert trop souvent à vanter des bâtiments plus soucieux de l’environnement global que local

4. La tentation des autorités publiques de mettre leurs intérêts à court terme ou une certaine indifférence au dessus de leur responsabilité d’agir en véritables protecteurs du patrimoine et de l’environnement et d’appuyer les efforts en ce sens.

Pourtant, on voit de nombreux gestes exemplaires – spectaculaires ou modestes – qui démontrent qu’il est bel et bien possible de conserver le patrimoine en lui donnant un nouvel usage compatible et ainsi contribuer au développement durable dans le respect de l’authenticité D’autres exemples démontrent que des propriétaires, investisseurs et architectes peuvent imaginer et réaliser des solutions créatives pour réconcilier la conservation du patrimoine, l’amélioration du paysage urbain et les préoccupations environnementales ou économiques en aidant à valoriser les quartiers plutôt qu’à y créer des trous noirs qui appauvrissent notre ville par une architecture ou un aménagement médiocres, voire stérilisant.

L’an dernier, le jury de Sauvons Montréal soulignait le geste remarquable du désenclavement de l’église St. James United, rue Sainte-Catherine. Aujourd’hui, la façade ciselée de l’église a été restaurée et le parvis s’aménage. C’est un acte merveilleux dont on souhaite le succès pour qu’il en inspire d’autres tout comme le jury 2006 est heureux de constater l’apport croissant des artistes dans la dynamique des lieux publics avec l’action de Dare Dare au square Viger et maintenant dans le Mile End et les opérations de l’ATSA sur le boulevard Saint-Laurent (dont on attend de voir le résultat du réaménagement) et dans leurs « États d’urgence ».

Le jury 2006 tient à souligner le départ attristant de deux personnes qui ont grandement contribué à la connaissance, la reconnaissance, la protection et la mise en valeur du patrimoine archéologique de la métropole. Bruce Trigger était associé à l’Université McGill. Claire Mousseau, pour sa part, était l’archéologue municipale de Montréal et l’on souhaite vivement que l’œuvre géante qu’elle laisse sera poursuivie par la Ville pour assurer la conservation de cette importante dimension de ce patrimoine qui porte la mémoire de notre ville et contribue à la rendre si fascinante.

L’existence de politiques et de réalisations novatrices matière de développement urbain durable, de patrimoine ou d’aménagement auxquelles s’ajoutent une exigence citoyenne et une reconnaissance internationale de Montréal comme ville de design UNESCO et mettent la barre haute. Il faut exiger des projets, notamment ceux que mijotent les institutions d’enseignement ou de santé ainsi que les municipalités, qu’ils soient exemplaires et qu’ils inspirent la fierté des populations qu’ils desservent et représentent. Il faut aussi contrôler, voire éliminer des pratiques d’indulgence comme le façadisme ou l’invocation superficielle de l’environnement pour se donner un vrai devoir d’excellence avec les moyens qu’il faut pour l’accomplir.

Enfin, le jury 2006 demande aux autorités municipales et gouvernementales à intervenir avec fermeté pour que les promoteurs privés et les institutions publiques qui développent un appétit vorace qui menacent des secteurs très importants comme Griffintown et le square Chaboillez, les abords du Vieux Montréal et de la rue Saint-Denis, les flancs du mont Royal et l’environnement du Carmel de Montréal, justement classé monument historique par la ministre de la Culture et des Communication, Line Beauchamp. L’avenir de repères patrimoniaux comme l’enseigne Five Roses, la pinte de lait géante ou le restaurant Ben’s nous préoccupent aussi et nous invitons la Ville de Montréal et son responsable du patrimoine et maire de Ville-Marie, Benoit Labonté, à mettre des solutions concrètes de l’avant à leur sujet pour le bénéfice de l’ensemble des montréalais.

Le jury 2006
Dinu Bumbaru, directeur des politiques d’Héritage Montréal
Claudine Déom, professeur adjoint, École d’architecture, Université de Montréal
Jean-François Hallé, consultant en patrimoine
Alan Hustak, journaliste
Philippe Lupien, designer urbain, professeur invité en design de l’environnement, UQÀM
Juliette Patterson, architecte paysagiste
Note : Cécile Grenier, préside Sauvons Montréal et coordonne l’événement annuel des Prix.

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Pour renseignements : Cécile Grenier 514 847-1559
Dinu Bumbaru 514 286-2662 #24

Principes

Héritage Montréal s’est donné des principes d’intervention pour examiner les projets en fonction de leur pertinence et de leur impact – positif ou négatif – sur la conservation du patrimoine, sur l’aménagement urbain ainsi que sur la qualité des pratiques et des processus. Ces principes permettent à l’organisme de mieux asseoir ses positions et d’établir une relation plus transparente et constructive avec les instances publiques, les promoteurs, d’autres organismes ou les citoyens qui sollicitent son intervention ou son opinion sur certains sujets.

Principes Héritage Montréal (fichier pdf)

(Fichier pdf)

Pour diffusion immédiate

Montréal, le 12 octobre 2006 – Héritage Montréal est heureux d’annoncer la mise en ligne du nouveau site Web Montréal en quartiers sur www.memorablemontreal.com. Par une mise en valeur originale et conviviale du patrimoine urbain, ce site propose une fascinante découverte de Montréal au cœur de ses quartiers. Aujourd’hui, trois quartiers sont dévoilés : le Square Mile, la Petite Italie et le quartier La Fontaine.

Bilingue, ce site s’adresse au grand public, jeunes et enseignants et propose de découvrir Montréal à travers des archives inédites et diversifiées, des anecdotes surprenantes et de l’information historique. Le contenu du site est riche de prés de 2 000 documents d’archives numérisés : documents photographiques, plans, devis, bandes sonores ou vidéographiques, contenus textuels qui proviennent d’une quarantaine de fonds d’archives publics et privés. Pour accéder à ce contenu de Montréal en quartiers, trois approches différentes sont proposées aux internautes :

Son volet Quartiers et lieux propose une sélection de grands et petits emblèmes du patrimoine qui façonnent la réalité des quartiers montréalais, d’hier à aujourd’hui. Des images, des textes conviviaux révèlent la fabuleuse histoire d’un quartier ou d’un parc, les qualités architecturales d’un bâtiment mémorable ou insolite, la beauté pittoresque d’un square ou la passion qui anime un projet d’art public.

Son volet Parcours inédits présente des visites guidées virtuelles liées aux éléments distinctifs et singuliers des divers quartiers. Des images témoins et des récits invitent à découvrir des histoires particulières et des éléments du patrimoine architectural, culturel, présents ou disparus.

Son volet Espace jeunesse s’adresse aux enseignants et aux jeunes publics en proposant des jeux ainsi qu’un guide pédagogique. La série thématique « Trouvailles et retrouvailles » permet aux jeunes de 10 à 12 ans de relever des défis portant sur le patrimoine et de découvrir la richesse et l’histoire de trois écoles montréalaises : les écoles Le Plateau, F.A.C.E. et Notre-Dame-de-la-Défense.

Ce projet a été réalisé grâce à une subvention du ministère du Patrimoine canadien, dans le cadre du Fonds des partenariats de la stratégie de Culture canadienne en ligne. Il regroupe également d’autres partenaires financiers dont la Fondation de la famille Zeller et la Fondation Hylcan.

« Le site, www.memorablemontreal.com sera enrichi au fil du temps avec d’autres quartiers, lieux et jeux » souligne Pierre-André Ouimet, président d’Héritage Montréal. « Montréal en quartiers est bien plus qu’un site Web, c’est une vitrine originale des richesses de notre métropole, un patrimoine offert à tous ».

Depuis 30 ans, Héritage Montréal est un organisme à but non lucratif dont la mission est la promotion et la protection du patrimoine architectural, historique, naturel et culturel du Grand Montréal, de ses quartiers et de ses communautés. Au cœur d’un vaste réseau d’organismes, Héritage Montréal agit par l’éducation et la représentation pour faire connaître, mettre en valeur et préserver l’identité et les spécificités de la métropole.

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Information presse : Nathalie Zinger
Téléphone : (514) 286-2662


Pointe-Claire

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La valeur architecturale et paysagère

Le vieux village de Pointe-Claire, avec ses maisons d’artisans, son noyau institutionnel autour de l’église Saint-Joachim et la vue remarquable sur le lac Saint-Louis, forme un tout remarquable. Le centre historique de la municipalité est caractérisé par des éléments bâtis dont plusieurs sont très bien entretenus, exemples de l’architecture rurale et villageoise de l’époque. Le bord du Lac Saint-Louis représente un cadre physique et naturel exceptionnel, qui a influencé le développement de la ville.

La valeur historique

Le vieux village de Pointe-Claire remonte au régime français, ce dont témoignent plusieurs ressources archéologiques comme l’ancien moulin ou les vestiges enfouis. Le toponyme de la municipalité porte la marque de son emplacement au bord du lac et en prolonge la mémoire.

La menace

L’ambitieux projet de construction d’une salle paroissiale sur l’ancien cimetière et la réalisation de travaux d’infrastructure sans attention soutenue au sort des vestiges archéologiques posent problème. D’autre part, la densification des terrains le long du lac Saint-Louis à Pointe-Claire, mais aussi à Dorval et vers l’ouest, cause la perte d’un paysage exceptionnel au profit de la construction de très grandes maisons. Ce manque de contrôle sur la subdivision des terrains au bord de l’eau a pour conséquence de réduire notablement l’accès visuel public au paysage du lac Saint-Louis.

Les actions de Héritage Montréal

Héritage Montréal est intervenu en appuyant les organismes locaux dans le cadre des travaux préparatoires aux consultations sur le plan d’urbanisme. L’organisme préconise l’adoption de mesures de protection efficaces et de règlements municipaux claires qui tiennent compte de l’ensemble des valeurs du site.


Quai de la Pointe-du-Moulin

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La valeur architecturale

Par sa taille, son implantation et sa volumétrie, le Silo no 5 forme un alignement monumental le long de la Pointe-du-Moulin. Il est composé de trois parties distinctes reliées entre elles par des galeries aériennes. Avec ses élévateurs flottants qui permettaient le déchargement des céréales des cales et le chargement simultané des navires transatlantiques sans toucher aux quais, il démontre les prouesses technologiques d’une époque, tout en offrant le potentiel d’un belvédère sur la ville et le fleuve. Son intérêt patrimonial a été reconnu par le Bureau d’examen des édifices du patrimoine.

La valeur historique

Construit en quatre étapes (1906, 1913, 1924 et 1958), le Silo no 5 constitue l’unique exemple de l’évolution architecturale des silos à céréales au cours du XXe siècle. Avec la démolition des silos nos 1 et 2, il est le dernier pan du panorama portuaire du Vieux-Montréal de l’époque.

La menace

Propriété de l’Administration portuaire de Montréal, le silo est désaffecté depuis 1996 et souffre d’un manque d’entretien. De plus, il est la cible de projets de démolition ou de développement qui ne sont pas tous sensibles à sa valeur patrimoniale.

Les actions de Héritage Montréal

Héritage Montréal a participé à l’organisation d’un colloque et de diverses activités pour sauvegarder ce bâtiment industriel. L’organisme préconise l’identification de nouvelles solutions de conservation, notamment l’accessibilité au silo et à la vue magnifique qu’il offre sur Montréal et la vallée du Saint-Laurent.


1025, rue Lucien L’Allier

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La valeur architecturale

Remarquable bâtiment Art Déco et témoin de la présence de l’industrie laitière au coeur de Montréal, la laiterie Guaranteed Pure Milk a été construite en 1930. Elle est surmontée d’un réservoir d’eau en forme de pinte de lait géante en acier riveté, haut de près de dix mètres, construit par la Dominion Bridge de Lachine. La pinte de lait est un emblème presque poétique du centre-ville, un élément d’architecture naïve qui contraste avec les éléments plus monumentaux du quartier.

La valeur historique

La laiterie Guaranteed Pure Milk et sa pinte de lait témoignent de la présence passée des industries agro-alimentaires au coeur de la métropole et du mode traditionnel de livraison du lait.

La menace

Fermé dans les années 1990 et devenu un lieu de tournage de séries télé, le bâtiment a un avenir incertain avec l’arrivée de la Cité du commerce électronique. Les promoteurs envisagent de ne conserver que la façade. Quant à sa pinte de lait, où ira-t-elle? D’autant plus qu’elle souffre d’un manque d’entretien; le métal rouille et l’apparence de la bouteille en est affectée.

Les actions de Héritage Montréal

Héritage Montréal est intervenu au sein d’une coalition pour assurer que le projet de Cité du commerce électronique soit plus sensible à son environnement urbain et moins dévastateur pour le patrimoine. L’intégration des enjeux liés au patrimoine industriel continue d’alimenter les représentations de l’organisme, qui souhaite mener une action spécifique de sauvegarde pour la pinte de lait.


301-371, avenue du Carmel

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La valeur architecturale

Lieu patrimonial exceptionnel bien qu’il soit par nature secret et fermé, le couvent des Carmélites a été construit en 1896. Il regroupe plusieurs bâtiments pour loger la communauté, une chapelle publique et un jardin monastique entouré par un haut mur de pierre. De plus, le couvent
des Carmélites est un des rares exemples de cloître ancien à Montréal et au Québec.

La valeur historique

L’ensemble est un important témoin de l’arrivée des communautés religieuses européennes qui se sont installées au centre de Montréal au XIXe siècle.

La menace

Les Carmélites veulent vendre leur monastère et déménager à l’extérieur de Montréal. Le couvent serait acquis par un promoteur qui, bien que sensible aux qualités du site, propose de bâtir des condos dans le jardin monastique.

Les actions de Héritage Montréal

Le couvent suscite un intérêt spontané de nombreux citoyens, démontrant que le patrimoine n’a pas toujours besoin d’être accessible et visitable pour qu’on veuille le protéger. Héritage Montréal a déposé une demande de classement auprès du ministère québécois de la Culture et des Communications. Il participe de plus à la Coalition pour le Carmel qui exige le respect du site. Héritage Montréal contribue à la réflexion en cours, afin qu’une solution viable soit trouvée.


Partout à Montréal

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La valeur architecturale et paysagère

Catholiques, protestantes ou orthodoxes, les églises marquent de leurs clochers la personnalité et le paysage des paroisses et des quartiers de l’Île de Montréal. Elles constituent une collection très diversifiée de l’oeuvre des architectes, des artistes et des artisans des trois derniers
siècles. De plus, la présence des clochers et des lieux de culte marque la silhouette de Montréal et crée des repères visuels et sonores.

La valeur historique

Les églises et lieux de culte témoignent de la présence et de l’histoire des communautés culturelles et des familles de la métropole. En 1881, Mark Twain qui visitait Montréal dans une tournée de conférences, a déclaré que Montréal était la seule ville qu’il connaissait où l’on ne pouvait jeter une brique dans n’importe quelle direction sans briser la fenêtre d’une église.

La menace

Le déclin de la pratique religieuse, le manque d’entretien préventif et une gestion de liquidation immobilière dénuée de sensibilité à l’égard du patrimoine mettent en péril le patrimoine religieux. De plus, l’absence de balises rigoureuses de la part des pouvoirs publics et la nécessité
de tenir un débat public indépendant sur l’avenir du patrimoine religieux contribuent à aggraver une situation déjà précaire.

Les actions de Héritage Montréal

Héritage Montréal est intervenu de façons répétées de 1990 à 2004 pour l’inclusion de mesures spéciales pour préserver les lieux de culte dans le plan d’urbanisme de la Ville de Montréal. De plus, il a travaillé à plusieurs études sur la question : en 1997 avec l’Université de Montréal
sur les églises patrimoniales du centre-ville et en 2004 avec la Fondation du patrimoine religieux du Québec et SECOR sur un survol de la problématique dans une douzaine de métropoles. L’organisme surveille attentivement ce dossier et va continuer à faire valoir l’importance du patrimoine religieux.