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Catholiques, protestantes ou orthodoxes, les églises marquent de leurs clochers la personnalité et le paysage des paroisses et des quartiers de l’Île de Montréal. Elles constituent une collection très diversifiée de l’oeuvre des architectes, des artistes et des artisans des trois derniers
siècles. De plus, la présence des clochers et des lieux de culte marque la silhouette de Montréal et crée des repères visuels et sonores.
Les églises et lieux de culte témoignent de la présence et de l’histoire des communautés culturelles et des familles de la métropole. En 1881, Mark Twain qui visitait Montréal dans une tournée de conférences, a déclaré que Montréal était la seule ville qu’il connaissait où l’on ne pouvait jeter une brique dans n’importe quelle direction sans briser la fenêtre d’une église.
Le déclin de la pratique religieuse, le manque d’entretien préventif et une gestion de liquidation immobilière dénuée de sensibilité à l’égard du patrimoine mettent en péril le patrimoine religieux. De plus, l’absence de balises rigoureuses de la part des pouvoirs publics et la nécessité
de tenir un débat public indépendant sur l’avenir du patrimoine religieux contribuent à aggraver une situation déjà précaire.
Héritage Montréal est intervenu de façons répétées de 1990 à 2004 pour l’inclusion de mesures spéciales pour préserver les lieux de culte dans le plan d’urbanisme de la Ville de Montréal. De plus, il a travaillé à plusieurs études sur la question : en 1997 avec l’Université de Montréal
sur les églises patrimoniales du centre-ville et en 2004 avec la Fondation du patrimoine religieux du Québec et SECOR sur un survol de la problématique dans une douzaine de métropoles. L’organisme surveille attentivement ce dossier et va continuer à faire valoir l’importance du patrimoine religieux.
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